Pourquoi
ont-ils falsifié l'histoire de la traite négrière ?
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Nouvelles du jour 23 Aout 2006
Claudy Gassant:
Nouveau commissaire du gouvernement
L’ancien juge
instructeur Claudy Gassant, a été nommé commissaire du gouvernement près le
parquet du tribunal civil de Port-au-Prince.
Il a prêté
serment hier lundi 21 août, au tribunal civil de Port-au-Prince. A la
cérémonie assistaient notamment le secrétaire d’Etat à la sécurité publique,
Luc-Eucher Joseph, les représentants de l’Etat-Major de la Police Nationale
d’Haïti (PNH) et le Sénateur de l’Artibonite Youri Latortue.
Dans une
allocution de circonstance, le nouveau Commissaire a insisté sur l’urgence du
rétablissement de la sécurité publique, la fin de la délinquance et la
nécessité d’une distribution saine et impartiale de la justice. Il s’est
engagé à chercher les solutions appropriées.
Il a aussi
soulevé la question du dénuement des tribunaux et du parquet.
M. Gassant a
étudié à l’Ecole Nationale de la Magistrature de Bordeaux (France), Claudy
Gassant. Il est considéré comme un juge compétent. Sous le dernier
gouvernement de Jean Bertrand Aristide, il était le responsable du dossier de
Jean-Dominique, directeur de radio Haïti Inter, assassiné le 3 avril 2000 en
même temps que le gardien de la station, Jean-Claude Louissaint.
Très
médiatique, le juge Gassant a subi dans la gestion du dossier de
Jean-Dominique les pressions de toutes sortes, tant politiques que sociales.
Il n’a pas pu par exemple, obtenir que le Parlement enlève l’immunité de Dany
Toussaint, alors sénateur, qui était considéré comme un témoin capital de
cette affaire.
A la fin de
son mandat, il a choisi de partir et malgré le renouvellement de sa fonction,
il n’a pas regagné son poste. Il est ainsi resté plus de 4 ans à l’étranger.
Il est rentré au pays le vendredi 25 août 2006.
Remise des armes
à Cité Soleil : rendez-vous manqué
Comme on pouvait
s’y attendre, la cérémonie de remise des armes aux autorités haïtiennes par
des chefs de groupes armés (gang, OP, etc …. ?) n’a pas eu lieu. Cette
initiative était une réaction à l’appel à la remise des armes, lancé récemment
par le Président de la République.
En principe, la
cérémonie a été rapportée en raison de la dégradation de la situation à Cité
Soleil où la cérémonie devrait avoir lieu. Des membres de la presse et des
représentants d’organisations de la société civile ont été invités à assister
à la cérémonie. Les organisateurs disent craindre que des incidents ne la
perturbent.
Un de ces
derniers Amaral Duclona qui a annoncé l’annulation de la manifestation, n’a
pas précisé de nouvelles dates. M. Duclona, s’est également montré étonné que
la Minustah ait choisi ce lundi, pour lancer de mener des offensives dans
plusieurs quartiers de Cité Soleil...
Six personnes
tuées dans la zone de Martissant
Au cours du
dernier week-end six personnes ont été tuées à Grand Ravine et Descartes,
quartiers de Martissant. Les groupes armés de la zone en conflits se rejettent
la responsabilité de cette tuerie.
Les habitants
qui subissent les conséquences de ces violences, tout en saluant les efforts
globaux de la Minustah pour pacifier la zone, critiquent cependant la
passivité des casques bleus lors de certains incidents.
48 heures de
black-out général, à Port-au-Prince
Dès samedi soir
et pendant 48 heures, Port-au-Prince, la capitale, et plusieurs zones
avoisinantes ont été complètement privées d’électricité.La chute d’un arbre,
suite à un éboulement, sur les lignes haute tension transportant l’électricité
de l’usine hydro-électrique de Péligre (Bas-Plateau central, Département du
Centre) à Port-au-Prince était responsable de la panne...
La remise en
état est terminée ce lundi. Les trois groupes de la centrale ont recommencé à
fonctionner depuis hier soir.
Un homme
d’affaires haïtien assassiné à Santo Domingo
Edgar Bilbao,
de nationalité haïtienne, propriétaire du Gymnasium Golden Fitness, a été
assassiné vendredi soir à Santo Domingo. Sa femme et sa fille, blessées, sont
hospitalisées dans un état jugé grave.
Les trois
victimes auraient été prises dans une embuscade tendue par des inconnus non
identifiées.
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Nouvelles du jour 23 Aout 2006
Qui a nommé Mario
Andrésol et pourquoi?
« Un
militaire sans formation politique n'est qu'un criminel en puissance »
Thomas Sankara
On se souvient de la déclaration
non-surprenante du Président élu, René Préval, au Venezuela concernant les
forces armées d'Haïti. Il était contre le rétablissement de l'armée, et que «
si cette institution existait au cours de mon premier mandat présidentiel,
j'aurais pu être victime d'un coup d'état militaire ». Laquelle déclaration
avait déferlé la passion en Haïti. Quelques semaines plus tard, le Président a
procédé au choix d'un ancien militaire, M. Mario Andrésol, pour diriger la
seule force armée du pays. A ce moment-là, comme bon observateur, je me suis
dit : « De ki lakyel ».
Un peu plus tard, cette fois-ci,
en Europe, le Président a banalement déclaré que : « L'international me dit de
travailler avec lui (Mario Andrésol)». Un langage diplomatique utilisé par le
Chef de l’état pour éviter de cracher la vérité toute crue comme elle est : «
Washington me l'a imposé ».
Pourquoi ?
Pourquoi l'International a imposé
Mario Andrésol?
Mario Andrésol, ancien membre
des forces armées d'Haïti, est connu dans le milieu politique, affairiste et
diplomatique comme un homme sans dossier accablant. Le peuple, quant à lui,
observe en bon curieux les pas de celui-ci. Le directeur de la police
nationale est le chouchou des media haïtiens et des viveurs de Port-au-prince.
Avec un style de teen-ager mélangé avec de l'émotion, il a fait son chemin au
sein de l'institution policière et de la société jusqu'à se faire des amis
dans les hauts lieux de la politique haïtienne.
M. Andrésol est
extrêmement intelligent
Si on veut être honnête, il faut
admettre que M. Andrésol est extrêmement intelligent. Il s'est placé là qu'il
faut, joue avec l'homme qu'il faut et, surtout parle le langage qu'il faut. Il
a supplanté ainsi tous les concurrents au poste de directeur général, cela
exige des qualités extraordinaires que les autres ne cultivent pas. Il a
utilisé les services d'un M. Stanley Lucas, ce player de la politique
haïtienne, a tiré toutes les ficelles de Washington pour le parachuter au
poste sous le gouvernement de facto. Avec la montée d'un régime légitime et
populaire, beaucoup s'attendaient à des changements institutionnels profonds,
notamment au sein de la PNH. A la grande stupéfaction, le sieur Mario Andrésol
a été reconduit par le Président et ratifié par le Sénat pour un mandat de
trois ans.
Le dernier vestige public et
fort du 29 février 2004
Actuellement il représente le
dernier vestige public et fort de la réalité politique née des événements du
29 février 2004. Le directeur de la
PNH a une double mission :
- Tenir les
masses à l'écart par la défiance et un souvenir fulgurant du caractère
réactionnaire de l'appareil répressif. En un mot, le monopole de la violence
est séquestré par le statu quo ante à la manière de l'armée d'occupation
d'avant 1994. Ainsi les secteurs sociaux, politiques et économiques qui ont
participé au financement, à l'entretien et à l'ambiance psychologique
indispensable à la réussite du GNB, sont mis en confiance afin de perpétrer
leurs sale guerres contre les pauvres des bidonvilles.
- La présence
de Mario symbolise la continuité de la main mise du secteur international
sur la force publique haïtienne. Pour se mettre confortable en cas
d'escalade, le département d'état et les riches ont leur Augusto Pinochet en
place en Haïti pour s'occuper du maintien d'ordre dans les quartiers du
centre et de la périphérie par la répression sanglante illimitée.
Que tente de faire René Préval ?
L e Président compte à partir
d'un élan patriotique établir l'équilibre politique indispensable pour la
réussite de son quinquennat. Ainsi, il a séparé le gâteau du pouvoir non sur
la base d'un programme commun mais sur la viabilité des personnalités
politiques, sans tenir compte de leurs maigres scores aux dernières élections
présidentielles. De l'autre côté, le Président s'adhère à la pilule Andrésol
pour mettre en confiance ladite communauté internationale. Là, il y a danger.
Pour l'histoire, en 1991, le camp populaire avait proposé mariage entre les
masses et l'armée, 7 mois plus tard, les masses ont été sauvagement
massacrées.
En 2001, sous la bannière des
négociations interminables, les masses sont une nouvelle fois victimes des
mains de ce même clic qui a changé de noms et de sièges sociaux, mais
conservant les mêmes pratiques.
Les erreurs politiques sont
éternelles, lorsqu'elles sont cicatrisées dans le sang et, entraînent des
conséquences à long terme sur l'ensemble du mouvement populaire. En politique,
l'échec du leader est l'échec de tous, de ce fait il est nécessaire de décider
en citoyen collectif et non en fonction de la gloire personnelle. Sur ce fait,
Honoré De Balzac a donné une mise en garde sévère lorsqu'il a écrit et je
cite, « Ah, la gloire, quelle triste denrée, elle se paie chère et ne se garde
pas ».
Mario Andrésol a dupé la
société
A la recherche de la
crédibilité, M. Andrésol a entrepris une campagne médiatique sans pareille de
lutte contre la corruption au sein de la police. Sans disculper l'existence
d'éléments mafieux au sein de l'institution, le directeur a procédé à une
sorte d'épuration politique contre tout élément jugé obstacle à son ascension
fulgurante et sans peine à la tête de la police. Purge qui continue jusqu'à
maintenant et pourtant elle avait commencé depuis le 29 février 2004. Des
révocations massives, des transferts ont été opérés sans documents
justificatifs nécessaires. D'autres sont nommés à des affectations importantes
sans trompettes, ni tambours, et loin des micros et caméras de la presse.
Mario Andrésol a trahi son
bienfaiteur
Le dernier montage, est celui
orchestré à la fin du mois de février dernier lors de l'affaire de la mise
sous tutelle de la PNH. Dans cette affaire, le valet Gérard Latortue a été
sacrifié comme seul responsable de l'initiative.
Par contre, nous savons
pertinemment que de hautes personnalités liées au pouvoir de facto ont été au
courant. L'un d'entre eux fut, Mario Andrésol. Par un jeu d'intelligence
macabre, il s'est retiré en dénonçant le plan à la presse par l'intermédiaire
de son ami Sauveur Pierre-Etienne de Montréal étant. Dans l'objectif de se
donner une image nationaliste, il a trahi son bienfaiteur. C'était un calcul
duvaliérien pour effacer le visage de vassal collé à sa peau, « vye kay ka
twonpe soley men li paka twonpe lapli ».
Le piège dans lequel le
Président tombera probablement
Déjà, il a mis en branle son
arsenal médiatique, accusant le président René Préval de connivence avec les
bandits. Car il aurait pris trop de temps pour lancer une campagne répressive
sanglante contre les soi-disant bandits qui habiteraient dans les quartiers
populaires.Tout est prêt pour la répression sauvage, on attend seulement
l'ordre qui doit nécessairement venir du Président de la République. Un piège
dans lequel le Président tombera probablement, les pressions sont fortes et
l'entourage est favorable. Je dois rappeler que successivement le directeur de
la PNH a conduit à l'échec son institution bien-aimée. Des opérations aux
qualificatifs ronflants tels que : Opération chacal 2, operasyon bat ba… Sans
oublier les déclarations de M. Andrésol lors de sa prestation de serment le 22
juillet 2005, « L'heure n'est plus à la rhétorique ». Toutes ces palabres
n'ont rien accouché, entre temps la situation sécuritaire se dégrade de plus
en plus et tend à être générale. Normalement on devrait demander au directeur
de la PNH de présenter un bilan sur sa gestion de l'insécurité dans le pays.
Aucun journaliste n'a jugé bon de l'interroger à ce sujet. Mais tout le monde
sait que son bilan est médiocre.
Si Washington est avec moi qui sera
contre moi
Depuis l'occupation d'Haïti de
1915, le pays a connu une dérive d'hommes d'état. Ils sont lâches et
manifestent une volonté effrayante pour les solutions faciles. De l'avis de
nos futurs hommes état, rien n'est possible sans l'aval de Washington. Ainsi
ils s'empressent à faire des offres sans aucune demande de la part de
l'interlocuteur blanc. Si dans les autres pays, latino américains par exemple,
les vendeurs de patrie ne sont pas si nombreux et arrogants, en Haïti, ils
sont par centaines à offrir leurs services. A part quelques exceptions rares,
tous ceux qui sont devenus des grands commis de l'état sont déjà programmés
psychologiquement à liquider le patrimoine national, et ceci sans regret. M.
Mario Andrésol, profite de sa préférence Washingtonienne pour effrayer
l'ensemble de la nation, tout le monde a peur, il fait partie du cercle sacré
haïtien des intouchables.
La seule force armée
existante contrôlée par des transfuges
Thomas Sankara eut à dire un
jour : « Un militaire sans formation politique n'est qu'un criminel en
puissance ». Dans Haïti actuelle, la PNH, seule force armée existante est
contrôlée par des transfuges. Cela met en péril tout le processus politique
en dépit de la bonne volonté du Président de la République. De ce fait la
fonction du directeur de la PNH est hautement politique et représente un
élément clé et incontournable dans la réussite du régime en place. En d'autres
termes, le chef de la police est un politicien donc il doit être issu d'un
camp politique. Choisir un homme sans formation politique populaire, ayant
jure allégeance à la communauté internationale et le placer dans cette
fonction hautement stratégique doit être considéré comme un acte de démission
absolue. Cette nomination n'est pas justifiable par aucune théorie politique,
ni parodie idéologique.
J'ai encore fraîchement en
mémoire la situation qui prévalait pendant le coup d’état de 1991, d'un coté
le Chef de l'état passait des ordres au commandant des forces armées qui
restent sans effets, de l'autre côté, une main invisible passe des
contre-ordres, cette fois-ci avec effets. Le résultat a été catastrophique
pour le peuple haïtien, jusqu'à présent nous ne nous remettons pas encore.
Eviter de faire revivre
les effrayants cauchemars du passé
Au cours de cette tragédie, j'ai
perdu mon camarade Ely Larocque, porté disparu sans la moindre trace, ni
lumière. Nous devons éviter de faire revivre les effrayants cauchemars du
passé à notre peuple. C'est le devoir de l'élite progressiste. Le choix de
l'extérieur est toujours en contradiction avec les méandres de l'intérieur.
JOEL LEON de haitiinfos
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du jour 17 Août 2006
Deux partisans de l’ancien président Aristide, Annette Auguste, alias Sò Anne
emprisonnée en mai 2004 en Haïti et Paul Raymond, arrêté en juillet 2005 en
République dominicain, ont été accusés sous le gouvernement de facto de M.
Latortue de complicité dans les événements violents du 5 décembre 2003 devant
l’Université d’Etat d’Haïti (UEH).
Yvon Antoine, dit Yvon Zapzap, et Georges Honoré, deux autres militants de
Fanmi lavalas ont été accusés de leurs côtés de malfaiteurs dans le cadre de
ces violences.
Ces quatre personnes ont été enfin libérées hier lundi 14 août 2006, la
justice n’ayant retenu aucune charge contre elles.
Manifestation
Des
organisations de base de Fanmi Lavalas et des TKL (Ti kominote Legliz) de
Saint-Jean Bosco ont organisé
le
lundi 14 août une marche dans les rues de Port-au-Prince. Le but principal de
la manifestation était de réclamer le retour de l’ancien président Jean
Bertrand Aristide. Des manifestants qui ont également critiqué les récentes
déclarations du président haïtien René Préval sur le dossier de l'insécurité
ont demandé au chef de l'Etat de se ressaisir en changeant de stratégie.
Un cartel de
candidats du MUP
se retire de la course électorale
Le 14 août
2006, Jean Nazaire Thidé , Laurette Lebrun Anténor et Sony Volan, cartel de
candidats présenté par le Mouvement de l’Unité Patriotique (MUP), à la Mairie
de Delmas (Est de la capitale) ont officiellement informé le CEP de leur
décision de se retirer de la course électorale.
Selon eux, ni
l’Exécutif, ni le CEP, ni la communauté internationale ne manifestent la
volonté d’organiser les élections municipales et locales.
Les membres du
cartel ont également demandé au CEP de ne pas faire imprimer des bulletins
électoraux portant leurs noms, l’emblème du Mouvement de l’Unité Patriotique
(MUP). Etc….
95 policiers
chinois et 507 casques bleus argentins
seront bientôt en Haïti
Le ministère
chinois de la sécurité publique a informé qu’un détachement, le 4ème, de 95
nouveaux policiers anti-émeute chinois, dont 6 femmes, ont quitté Pékin pour
Port-au-Prince. Un contingent de 507 casques bleus argentins est également
attendu en Haïti. Ils intégreront les forces des Nations Unies déjà présentes
dans le pays.
Bulletin du Samedi 12 Août 2006
Sommet Préval/Fernandez
Visite du Chancelier haïtien reportée
Dans un
communiqué du ministère des affaires étrangères dominicain, il est stipulé que
la visite de M. Clérismé qui était prévue pour le 14 août a été renvoyée « à
cause de quelques engagements imprévus de dernière minute ». M. Clérismé
devrait au cours de sa visite, préparer le prochain sommet envisagé entre le
président haïtien, René Préval, et son homologue dominicain, Leonel Fernandez.
Une nouvelle date
pour cette visite sera communiquée en tant opportun.
La gendarmerie
pour bientôt ???
Le Premier
ministre Edouard Alexis a annoncé officiellement hier vendredi que la mise en
place d’un corps de gendarmerie est en phase de matérialisation. M. Alexis n’a
pas donné de détails supplémentaires
La veille au
Parlement, dans le cadre des initiatives visant à renforcer la PNH, le Premier
ministre avait annoncé la constitution prochaine d’un service de renseignement
efficace et la constitution d’une nouvelle force publique complémentaire à la
police.
Par ailleurs,
David Wimhurt de la MINUTSAH, a informé que le gouvernement et les
responsables de la mission de l'ONU ont mis au point un plan de réforme de la
police. Ce plan prévoit entre autres le contrôle des candidats par la MINUTSAH
lors du recrutement des nouveaux officiers de police.
Libération de Mme
Gigliola Martino Vitiello
Mme Gigliola
Martino Vitiello, enlevée lundi dernier dans le quartier de Musseau a été
libérée. Cette information est donnée par le ministère italien des affaires
étrangères.
Aucune précision
n’est donnée sur les conditions de cette libération. Les autorités italiennes
ont seulement précisé que les motivations des ravisseurs étaient purement
financières.
On se rappelle
que Guido Vitiello, le mari de Mme Gigliola, a été assassiné lors de
l’enlèvement de sa femme dans la nuit du dimanche 6 août 2006. Les Vitiello
font partie des plus vieilles familles italiennes d’Haïti et s’étaient fait un
nom surtout dans la distribution des chaussures de marques italiennes dans le
pays.
Bulletin du
Vendredi 11 Août 2006
La CSPN devant le
Parlement
La rencontre
autour du problème de l’insécurité, entre la Commission justice et sécurité de
la chambre des députés et le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) a
eu enfin lieu hier Jeudi 10 août.
Le Premier
ministre Jaques Edouard Alexis était accompagné du ministre de l’intérieur,
Paul-Antoine Bien-Aimé, et du directeur général de la police, Mario Andrésol.
Les
discussions ont duré sept heures.
60 cas
de kidnapping en juillet 2006
Le président
de la commission, le député Ronald Ronald Larêche, a ouvert la séance par la
présentation d’un bilan des actes de banditisme enregistrés dans le pays au
cours du mois de juillet 2006. 60 cas de kidnapping, 85 personnes, dont 11
policiers, ont été tuées par balles, 158 blessées et 35 cas de viol
répertoriés, dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Il est
inacceptable que l'on continue à vivre pareille situation, a lancé M. Larêche.
Dans une
intervention, le Premier ministre qui est aussi le chef du CSPN, a confirmé le
bilan du climat de l’insécurité présenté par la Commission sécurité de la
Chambre des députés. Il a aussi souligné que les gangs armés sont également
liés au trafic de la drogue.
M. Alexis a
donné l’assurance de l'engagement des autorités gouvernementales à combattre
le gangstérisme, sous quelque forme qu’il s’exprime, et ses violences en
Haïti.
Des
mesures pour combattre les bandes armées
Il a annoncé
que des mesures seront en train d’être prises pour renforcer la police
nationale, la mise en place d’un service de renseignement efficace et la
constitution d’une nouvelle force publique complémentaire à la police.
M. Alexis a
rappelé aussi que des juges peu scrupuleux remettent souvent en liberté des
individus arrêtés par la police pour leur implication dans des actes de
banditisme. Selon lui, les réformes dans le système judiciaire sont urgentes.
Il a aussi plaidé pour la réalisation de programmes sociaux destinés à
atténuer les misères des populations démunies
En fin
d’après-midi, tant la délégation du CSPN que le Président de la Commission
sécurité de la Chambre des députés, Ronald Larêche ont exprimé leur
satisfaction de cette rencontre dont une grande partie a eu lieu à huit clos.
Le
coordonnateur général du CONASOVIC opposé à l'initiative unilatérale de David
Chéry de rembourser les sociétaires de la coopérative "Coeurs-Unies"
Programme
d'Apaisement Social: l'OPS/OMS lance un projet d'eau potable dans le quartier
populaire de Cité Soleil
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Nouvelles du jour 10 Aout 2006
Le
président René Garcia Préval, a salué mardi les efforts consentis par les
différents secteurs locaux et internationaux pour accompagner les autorités
haïtiennes dans leur démarche pour placer Haïti sur les rails du
développement.
René Préval a fait ces déclarations à l'ouverture de la conférence des
bailleurs de fonds internationaux, à Karibe convention center à
Port-au-Prince.
Cette conférence représente, a-t-il dit, le début d'un dialogue permanent
entre tous les secteurs de la vie nationale pour pouvoir présenter, une
position haïtienne à la communauté internationale avec laquelle le
gouvernement haïtien restera en contact permanent sur la vision globale de
développement du pays, a expliqué M. Préval.
"
L'organisation des dernières élections a permis à Haïti de revenir sur la voie
démocratique ", a rappelé René Préval ajoutant que cette occasion ne doit pas
être ratée.
Le
pays a été gouverné par un régime de facto qui a accédé au pouvoir à la suite
du depart précipité du président ristide le 29 février 2004.
Le
chef de l'état a a fait savoir que le gouvernement se penche sur les problèmes
de l'insécurité et de la corruption pour attirer a-t-il dit, les investisseurs
dans le pays.
Pour sa part, le premier ministre Jacques Edouard Alexis, a estimé lui aussi
qu'Haïti se trouve à un nouveau point de départ et à un tournant où tous ces
efforts doivent déboucher sur un projet de société démocratique inclusive et
égalitaire.
M.
Alexis invite tous les haïtiens à saisir cette occasion pour chercher à
convaincre les partenaires internationaux de la nécessité d'aider Haïti à
sortir de l'impasse.
"
Nous devons passer de la stabilisation à la relance vers un développement
durable, une vie meilleure pour nos concitoyens, un pays moderne à léguer à
nos enfants ", a déclaré le chef du gouvernement, soulignant qu'il est temps
de rompre avec les anciennes pratiques.
Le
gouvernement livrera une lutte sans merci contre la contrebande et la
corruption pour donner a-t-il dit, une nouvelle orientation au pays.
Le
représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Haïti,
l'ambassadeur Edmond Mulet, a de son côté mis l'accent sur les différents
défis à relever par le gouvernement haïtien notamment le chômage,
l'insécurité, le manque d'accès ds citopyens aux services de base.
Edmond Mulet a plaidé en faveur de l'harmonisation dans les relations entre
Haïti et ses partenaires dans le but a-t-il dit, de relancer l'économie
nationale.
L'ambassadeur canadien en Haïti, Claude Boucher, a promis une collaboration
sans précédent de son gouvernement, dans le cadre des efforts à consentir par
la communauté internationale pour aider au développement d'Haïti.
Claude Boucher a estimé qu'il est important pour la communauté internationale
de soutenir les autorités haïtiennes, vu a-t-il dit, que ces dernières sont
déterminées à aller de l'avant.
Le
président de l'assemblée nationale haïtienne, Joseph Lambert, a exprimé le
souhait que les fonds promis soient débloqués dans un avenir pas trop lointain
pour permettre a-t-il dit, aux autorités haïtiennes d'oeuvrer rapidement à
l'amélioration des conditions de vie de la population.
Joseph Lambert en profité pour rappeler que les parlementaires resteront
fidèles à leur mission de contrôler l'exécutif.
En
plus des 400 millions que la communauté internationale devrait encore verser à
Haïti dans le cadre du CCI (cadre de coopération intérimaire), les autorites
haïtiennes cherchent à mobiliser dans le cadre de la conf´rence ds baileurs
internationaux, des fonds de l'ordre de 7 milliards de dolars pour metre Haïti
définitivement sur les rails du développement.
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Agence Négritude de presse Nouvelles
du jour 28 juillet 2006
d`après AHP/haiti-L'ancien premier ministre intérimaire haïtien, Gérard
Latortue s'est accordé des frais en per diem qui se sont élevés à 44 millions
de gourdes au cours des deux ans de son régime, a indiqué mardi à l'AHP un de
ses anciens collaborateurs.
Ce
montant équivaut à un peu plus de 1 million de dollars américains, (1US$= 40
gourdes)
M.
Latortue qui a quitté le pays soudainement en mai dernier sans avoir revélé le
montant de son patrimoine, tel qu'il avait affirmé l'avoir fait en mars 2004,
a multiplié ses déplacements à l'étranger notamment aux Etas-Unis, au Canada
et dans des pays d'Europe bien après la proclamation de la victoire du
président René Préval en février 2006.
Ce
cadre de l'ancien régime qui a affirmé avoir toujours pris ses distances des
dérapages de certtains membres du gouvernement Latortue, a fait savoir que le
scandale des per diem, n'est que la partie visible de l'iceberg.
Il
a toutefois indiqué que de nombreux cas de corruption resteront occultés tant
que des changements n'auront pas été opérés dans l'administration publique.
Il
a cité le cas des fonds mobilisés pour reloger les victimes des inondations de
Fond Verrettes en 2004 qui n'ont pas été utilisés à cette fin.
Ce
haut cadre de l'ancien régime a fait savoir que certains collaborateurs de M.
Latortue ont déploré ouvertement "sa fuite".
Plusieurs parlementaires avaient accusé récemment M. Latortue d'avoir fait
adopter avant son départ un décret pour s'octroyer des frais mensuels de
15.000 dollars américains à titres de privilèges aux anciens premiers
ministres.
Ces mêmes parlementaires ont également accusé Latortue d'avoir tiré du trésor
public 90.000 dollars américains pour l'achat de deux véhicules de luxe
aussitôt après avoir regagné sa résidence de Boca Raton en Floride.
Quelque 960 millions de dollars ont été depensés en Haïti pendant les deux ans
du régime Latortue dans le cadre du CCI (cadre de coopération intérimaire),
mais la situation loin de s'améliorer, a plutôt empiré sur le terrain, ont
relevé plusieurs autres parlementaires qui ont demandé que les enquêtes de
l'UCREF, institutiion ayant vu le jour sous le gouvernement Aristide en 2001,
s'étendent aussi à la période du régime intérimaire.
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Agence Négritude de presse Nouvelles
du jour 16 juillet 2006
Plusieurs dizaines de milliers de partisans et sympathisans de Fanmi Lavalas
ont manifesté samedi dans les rues de Port-au-Prince pour réclamer le retour
du président en exil Jean Bertrand Aristide, la fin des persécutions contre
les habitants des quartiers populaires et la réintégration des employés
illégalement révoqués de l'administration publique.
Forcé d'abandonner le pouvoir le 29 février 2004, après que des bandes armées
se furents livrées à des violencs meurtrièrs dans plusiers régions du pays,
Jean Bertrand Aristide avait exprimé au lendemain de l'élection du président
Préval en février 2006 son désir de revenir dans son pays pour s'adonner à des
activites d'éducation.
Le
nouveau chef de l'Etat avait alors reaffirmé que la constitution haïtienne ne
reconnait pas l'exil et qu'aucun citoyen haïtien n'avait besoin de visa pour
revenir dans son pays.
La
marche du 15 juillet qui coïncidait avec le 53 ème anniversaire de M.
Aristiude a été organisée à l'initiative de la coordination nationale de la
cellule de réflexion de Fanmi Lavalas.
Partis devant la résidence du président Aristide, à Tabarre, les manifestants
ont longé le Boulevard du 15 octobre, la route nationale #1 en passant par le
bidonville Cité Soleil avant de traverser Delmas 2 et le quartier du Bel-air.
La foule qui a depassé la trentaine de milliers a réussi à contourner le
dispositif policier pour atteindre l'aire du palais national surveillée par
des casques bleus qui montaient la garde, le doigt sur la gachette.
Tout au long du parcours, les manifstants scandaient des slogans en faveur
d'Aristide, tout en réclamant de meileures conditions de vie à la suite de
deux ans en enfer, ont-ils dit.
"
Nous voulons la libération des prisonniers politiques et la cessation des
harcèlement soi-disant judiciares contre les habitants des quartiers
populaires, ont-ils lancé, tout en exigeant l'arrestation ds auteurs des
différents massacres commis sous le régime intérimaire.
Les manifstants ont tenu à souligner qu'ils n'étaient pas contre le président
Prévalmais qu'ils tenaient à lui rappeler les promesses qu'ils leur avait
faites lors de la campagne et qu'ils avaient voté pour le changement et non
pour le statu quo.
C'est devant le palais présidentiel que les manifestants se sont en effet
dispersés non sans avoir crié leurs frustrations et leur ras-le-bol.
Ils ont également dénoncé des provocations faites par des agents de la
MINUSTAH qu'ils on accusé d'avoir voulu faire déraper une marche qui s'est
déroulée sans heurts et sans violence.
"
Nous voulons reprendre notre dignité et que les casques bleus quittent le
pays, ont lancé quelques manifestants.
Les organisateurs et les participants se sont déclarés satisfaits puisque
ont-ils dit, leur objectif était de faire entendre leur voix et de dire où le
bât les blesse.
Plusieurs chefs de file d'organisations de base de Fanmi Lavalas qui ont
participé à la marche ont exprimé le souhait que "le pouvoir pour lequel ils
se sont sacrifiés se penche rapidement sur leurs revendications.
Agence Négritude de presse Nouvelles
du jour 15 juillet 2006


Décanat de la Faculté des Sciences de la Santé
Communiqué
Après le kidnapping et coup d’état du 29
février 2004, les troupes militaires étrangères s´installèrent de force dans
l´espace du campus universitaire de Tabarre. Peu après, comme dans un
véritable scénario de guerre ouverte,
les
forces militaires prirent possession des locaux de L´Université populaire de
Tabarre enregistrée sous le
Nom Officiel de « Université de la Fondation Aristide», la résidence
principale des Professeurs et des employés de l´Université et les
transformèrent en bases militaires stratégiques. La Direction et le corps
professoral de l´Université furent contraints d´abandonner leur Résidence.
Dans son propre pays où l’accès à
l’éducation est réservé à une mince minorité et les besoins en Education,
Santé et Nutrition sont énormes, le peuple haitien assistait à la
transformation illégale par l’occupant d’une Université du Peuple en casernes.
Aucune autorisation pour l’occupation des
locaux de l’Université n’a jamais été accordée et ne saurait l’être en raison
des principes universels qui régissent le fonctionnement d´une Université.
Face à la violation de l’espace
universitaire par les troupes d’occupation, les autorités universitaires de
l´UNIFA réitèrent leur volonté de continuer à promouvoir l’Education pour Tous
en vue de construire une société égalitaire et anti-exclusiviste
La Direction de l´Université de la
Fondation Aristide n´a jamais démissionné. Elle est déterminée à dénoncer
cette violation des enceintes universitaires, à combattre la désinformation et
manipulation grossière, à réfuter les amalgames dépourvus de toute logique
rationnelle.
La direction de l´Université Populaire de
Tabarre (Unifa) s´engage à prendre toutes les dispositions pour la
récupération du Campus, en vue de poursuivre son Objectif éducatif dans un
avenir très proche
Doyen et Fondateur
de l’Université de la Fondation Aristide,
Dr Yves Polynice.
www.radionegritude.com,
Nouvelles 01 Juillet 2006
Le
chef de l'Etat haïtien René Garcia Préval a annoncé jeudi la formation
prochaine d'une commisssion parlementaire pour se pencher sur le dossier de la
double nationalité.
René Préval qui intervenait à Paris dans le cadre d'une visite de deux jours,
a estimé absurde de ne pas reconnaitre comme des fils et filles du pays les
millions d'haïtiens qui envoient annuellement plus de de 1 milliard 300
millions de dollars dans leur pays, alors que les fonds des bailleurs
internationaux ne dépassent pas le milliard par an.
" Ils restent des haïtiens à part entière même s'ils vivent pour l'instant en
dehors de leur pays", a dit M. Préval qui a été accueilli chaleureusement
mercredi par la communauté haïtienne de Paris et de hautes personnalités
françaises.
Il a invité les haïtiens vivant à l'étranger à mettre leur compétence au
service d'Haïti en vue de sa reconstruction.
M. Préval a exprimé à l'occasion le souhait que la dette externe d'Haïti soit
allégée voire même annulée comme c'est le cas a-t-il dit, pour des pays
africains, tout en promettant d'en parler officiellement avec son homologue
français Jacques Chirac qu'il doit rencontrer ce vendredi.
Le chef de l'Etat haïtien a eu des rencontres ce jeudi notamment avec le
premier ministre français Dominique De Villepin, des membres de la Chambre de
Commerce de Paris, le président de l'assemblée nationale.
René Préval a egalement rendu visite ce jeudi au journal " Haïti Tribune " un
mensuel haïtien qui projette une image positive d'Haïti.
Il déposera ce vendredi une gerbe de fleurs devant le monument du grand génie
haïtien Toussaint Louverture.
La communauté haïtienne de Paris a promis tout son appui au président Préval
en l'invitant à faire preuve de prudence et de vigilance par rapport à
certaines personnalités de son entourage.
Depuis son élection, le président Préval a rencontré plusieurs chefs d'Etat et
de gouuvernement dont les présodents des Etats-Unis, du Chli, d'Argentine, du
Brésil, de Cuba, de la République dominiciane et les premiers ministres du
Canada et de la belgique dans le but de leur présenter la situation d'Haïti.
Posté par Content Wilnet
de l~Agence Négritude de presse
Nouvelles du
Lundi 26 juin 2006
Tournée du président René Préval en Europe
Hier dimanche 25 juin 2006, le Président haïtien, René Préval, a quitté
Port-au-Prince dimanche pour une tournée internationale officielle de quelque
dix jours. Il est accompagné d’une délégation de15 personnes (environ),
ministres, membres de son Cabinet privé, hommes d’affaires et personnalités
politiques.
Une première étape est Miami où René Préval assistera à la clôture d’une
conférence sur le tourisme en Haïti. Ce lundi 26, il s’envolera pour
l’Europe. Il s'agit de sa première visite sur le vieux Continent depuis son
investiture le 14 mai dernier. L’objectif de son voyage est d’exposer la
situation du pays à ses interlocuteurs de la communauté internationale, a
confié René Préval, au cours d’une conférence de Presse à l’aéroport.
Il est attendu à Bruxelles où il passera environ 48 heures et aura des
entretiens avec le Premier ministre Guy Verhofstad, et d’autres membres du
gouvernement belge. A la Commission européenne, M. Préval s’entretiendra
notamment avec José Manuel Duråo Barroso, président de la Commission.
Le Président haïtien se rendra jeudi à Paris. A la capitale française, M.
Préval sera reçu par le président français Jacques Chirac, avec qui il aura
une séance de travail. Des rendez-vous sont également planifiés avec d'autres
responsables du gouvernement français. Tant à Bruxelles qu’à Paris, des
rencontres sont prévues avec des membres de la communauté haïtienne.
Le retour à Port-au-Prince est prévu pour le 5 juillet. Avant de rentrer à la
capitale, René Préval participera au sommet annuel des chefs d’Etat et de
gouvernement de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) prévu du 3 au 5 juillet à
St Kitts and Nevis, marquant ainsi le retour officiel d’Haïti au sein de
l’Organisation après deux années de mise en quarantaine. On se rappelle que la
CARICOM avait rompu ses relations avec Port-au-Prince depuis le coup de force
du 29 février 2004, contre l’ancien Président Aristide.
Luc Joseph Eucher est-il Secrétaire d'Etat à la sécurité publique ?
La liste des membres du gouvernement de Jacques E. Alexis incluait, Luc Joseph
Eucher Secrétaire d'Etat à la sécurité publique.
M. Eucher, ancien inspecteur général de la Police haïtienne sous René Préval,
et présenté à l’époque comme un grand allié des Etats-Unis, a été destitué et
transféré à un poste diplomatique à Genève en 2000. Au moment de son
limogeage, certains le disaient victime de son combat contre des trafiquants
de drogue. Selon d’autres, son départ était l’une des conséquences de la lutte
mafieuse à laquelle se livraient des clans de la PNH et ou d’anciens
militaires pour assurer le contrôle de l’institution policière.
En 2004, M. Eucher a été promu par le gouvernement de facto de Gérard
Latortue, chargé d’affaires a. i. à l’Ambassade d’Haïti à Rome et c’est de là
qu’il aurait été rappelé à Port-au-Prince pour occuper la fonction de
Secrétaire d'Etat à la sécurité publique.
Depuis quelques jours, le bruit courait à Port-au-Prince que René Préval
n’aurait pas agréé cette nomination.
Cela semble être confirmé, puisque lors de son point de presse, le Président a
lui-même indiqué qu’un nouveau Secrétaire d’Etat à la sécurité publique doit
être désigné incessamment « en vue de trouver les éléments de réponse
appropriés à la nouvelle vague d’insécurité qui s’abat sur le pays ».
Selon d’autres informations, M. Eucher, s’il n’est pas retenu pour le poste de
Secrétaire d'Etat à la sécurité publique, pourrait se voir confier la gestion
d’une mission diplomatique ou consulaire aux USA.
Posté par cont wilnet
Agence Négritude de presse Nouvelles
du jour 25 juin 2006
L'ancien ministre de la justice du gouvernement Aristide/Neptune, Me Calixte
Délatour, a dénoncé vendredi ce qu'il appelle la démocratie agressive ou le
terrorisme judiciaire appliqué a-t-il dit, contre l'ancien premier ministre
Yvon Neptune.
M.
Neptune est incarcéré depuis juin 2004 sous l'accusation de responsabilité
dans un massacre qui aurait été perpétré le 11février 2004 à la Scierie une
localite de Saint-Marc (97 kms au nord de la capitale), massacre dont il n'y a
jusqu'ici aucune évidence.
Intervenant sur la station privée Radio Soloidarité, Me Délatour, a dit avoir
lu dans cetains journaux haïtiens qu'une ordonnance serait en train d'être
préparée à la cour d'appel des Gonaïves contre M. Neptune parce qu'il n'aurait
pas fait personnellement appel.
Il
a souligné que c'est le dossier de la Scierie qui est en qustion à la
courd'apel ds Gonaïves et qu'une décison prise en faveur de l'une des
personnalités injustement accusées concerne toutes les autres.
Une décision de main levée d'écrou a été prise la semaine dernière en faveur
de l'ancien ministre de l'interieuur Jocelerme Privert qui avait éte arrêté en
pleine nuit (2 heures AM) par " le ministre de la justice d'alors Me Bernad
Gousse, selon les déclarations de M. Privert lui-même.
L'ancien mnistre de la justice du gouvernement Aristide/Neptunequi dénonce les
vices de forme qui entâchent le dossier de la scierrie, exige de ceux qui
tentent d'empêcher la liberation de M. Neptune de le juger immmédiatement pour
clore ce dossier lancé depuis le 23 février 2004, a-t-il rappelé.
Me
Délatour a rappelé qu'il n'y a pas eu masscre à la Scierie. Il s'agit d'un
scénario monté de toutes pièces par des assoiffés de pouvoir faisant partie
d'un plus large plan visant à détruire les institutions qui dénonçient les
exactions du regime intérimaire et mettre hors jeu tous ceux du secteur proche
du gouvernement renversé en fevrier 2004 qui avaient la possibilité de jouer
un rôle politique.
Selon des sources proches du gouvernement Latortue, "même René Préval aurait
été fait arrêter s'il avait osé prendre la parole au lendemain du départ
d'Aristide ".
Calixte Délatour a fait savoir que les personnes déclarées décédées et dont
les noms figurent sur les listes des accusateurs des prisonniers politiques
n'auraient jamais existé.
Il
s'agit d'une vaste supercherie, a-t-il dit, dénonçant entre autres les
étroites relations existant entre l'avocat des présumées victimes de la
scierie et la juge d'instrruction de Saint-marc à qui le dossier a été confié.
L'ancien premier ministre Yvon Neptune a eté fait incarcérer en juin 2004 pour
le simple fait qu'il s'était rendu le 9 février de la même année à Saint-Marc
soit deux jours avant le présumé massacre, pour constater les dégats causés
par un groupe de bandits armés qui avaient attaqué et pillé le commisariat de
la ville avant de l'incendier.
Les premières accusations avaient été lancées contre M. Neptune par deux
organisations reputées hostiles à son gouvernement, la NCHR/Haïti devenu
depuis RNDDH et le groupe de réputation violente, RAMICOSM.
La
NCHR/Haïti qui avait d'abord parlé de génocide devait s'accrocher un peu plus
tard à un "massacre d'une cinquantaine de personnes dont les corps n'ont
jamais pu être retrouvés.
"
Ils ont été dévorés par des chiens", a tenté d'expliquuer le directeur
exécutif de cette organisation, Pierre Espérance.
Yvon Neptune qui ne s'alimente plus depuis des mois, ne prenant pratiquement
que de l'eau sucrée, est dans un état physique inquiétant.
Toutefois, l'avocat de l'organisation des droits de l'homme RNDDH et
des presumées victimes de la scierie, affirme que M. Neptune n'est pas malade
mais qu'il fait plutôt du théâtre.
Suite aux différents rapports d'organisations internationales de droits
humains et de témoignages en provenance de Saint-marc réfutant la thèsede
massacre, Me Calixte Délatour a rappelé que errare humanum est, mais
que poursuivre dans l'ereur est diabolique.
Agence Négritude de presse Nouvelles
du jour 25 juin 2006
Le nouveau
gouvernement haïtien a organisé ce mercredi son premier conseil des ministres
depuis son investiture vendredi par le président René Préval.
Des points importants étaient à l'ordre du jour de ce conseil dont la
préparation du budget 2006/2007.
Le
programme d'apaisement social (PAS) que comptent mettre en place les nouvelles
autorités a également été au centre des discussions entre le chef de l'Etat ,
le premier ministre Jacques Edouard Alexis et les ministres.
Selon de nombreux secteurs, le PAS est une urgence en raison de la
détérioration des conditions socio-économiques de la population notamment des
couches les plus défavorisées.
Dans certaines régions du pays et dans des quartiers populaires de
Port-au-prince, notammment Cité Soleil, des citoyesn en sont arrivés à
consommer de la terre argileuse pour tenter d'apaiser leur faim.
Or
aucune démocratie réelle ne peut s'accomoder d'une telle situation de famine.
Par ailleurs, l'utilisation abusive des sirènes par les officiels du
gouvernement et des membres de la Police nationale ont également été l'objet
de discussions.
Les sirènes ne seront mises en branle qu'en cas d'urgences pouvant être
justifiées et vérifiées.
Dans les cas contraires, toute personne, membres du gouvernement ou de la
police qui veut arriver à temps à son bureau ou ailleurs, devra quitter son
domicile à temps comme tout le monde, aurait décidé le conseil des ministres.
En
Haïti ceux qui ont le pouvoir d'utiliser les sirènes les font hurler pour
n'importe quoi: pour éviter des embouteillages, pour emmener une maitresse en
retard au travail ou tout simplement pour se faire remarquer ou pour faire une
exhibition d'autorité.
Bien évidemmemt, les mesures à prendre en rapport avec l'utilisation des
sirènes ne devraient pas concerner les ambulances.
Nouvelles du jour 14 avril 2006
Yvon Neptune, face à
la mort
Par Guerby Dujour
L’ex Premier Ministre
Yvon Neptune, incarcéré depuis deux ans en Haïti, est en train de s’éteindre
lentement dans sa cellule à Turgeau-Pacot.
Il est rapporté que
celui-ci ne peut plus se tenir debout à cause de son état physique
complètement abimé. Il ne pèserait pas plus que 80 kilos. Aussi, est-il obligé
de rester allongé à longueur de journée, faisant ainsi ses besoins
physiologiques sur place, faute de ne pouvoir se déplacer comme avant. Un
citoyen haïtien de la ville de New York qui a rendu récemment visite à
l’ancien Premier Ministre a expliqué qu’il a eu du mal à entendre ce dernier
lorsqu’il a essayé de lui parler. Squeléttique, les yeux vides, les lèvres
sèches, Yvon Neptune a l’apparence d’un “Phantome”, a-t-il
soutenu.
Face à un tel constat,
si rien n’est fait pour l’évacuer de la prison et le soumettre à des soins de
santé appropriés, l’ex-sénateur, basculé premier ministre en l’an 2002, sera
condamné à payer à charon son obole. Et si ceci devrait arriver, la société
haïtienne devrait questioner le laxisme du gouvernement de transition sortant,
le je m’en foutisme des autorités de justice et le cynisme de l’ancienne
opposition au président Aristide y compris des organismes de défense des
droits humains nationaux et internationaux. Ces instances, su-citées, se sont
lancées dans une logique de revanche aveugle à l’encontre des cadres, des
partisans et sympatisans de l’ancienne administration depuis le 29 février
2004. Elles ont systématiquement poussé la police nationale, transformée en un
véritable instrument meurtrier, à semer la mort sans répis dans les
bidonvilles où vivent des centaines de milliers de supporteurs de
l’ex-président Aristide. Cette attitude qui participe du féodalisme politique
avait poussé des soldats de la MINUSTAH à s’en prendre verbalement aux agents
de police haïtienne. L’ors, la MINUSTAH avait été accusée d’être favorable aux
victimes taxées de “chimères” ou bandits Lavalas par préjugé de classe.
Notons que
l’ex-premier ministre s’était lui-même rendu à la police suite à des menaces
de mort proférées à son encontre par Guy Philippe et ses sbires et suite à la
lecture, sur les ondes, d’un mandat de convocation le concernant. Il est
détenu depuis sous le principal chef d’accusation de participation au
“massacre perpétré” à la Scirie-Saint Marc. Pourtant, c’est ce même Neptune
qui a été requis pour passer les commandes du pays à Me. Alexandre après le
départ forcé du président Aristide. En clair, dit-on, s’il se reprochait
quelque chose, il aurait pris la tangeante, d’autant qu’il avait clairement
dit qu’il passerait à l’opposition en cas de démission du président
Jean-Bertrand Aristide. Cependant, à supposer que Neptune aurait quelque chose
à voir avec le dit massacre de la Scirie, pourquoi est-il le seul à être
incarcéré dans ce dossier, mis à part l’ex-ministre de l’intérieur Jocelerme
Privert et l’ex-député Amanus Mallet, coffrés soit disant pour la même cause.
Disons-le, c’est tout le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) qui
est censé sous la selette. On constate pourtant que ni Jocelyne Pierre,
directrice alors de la police, ni Calixte Delatour, ministre de la justice, ne
sont pas sous les verroux. Donc, l’emprisonnement de Neptune est purement
revanchard. D’ailleurs, c’est ce qui bloque son jugement. Les faits qui lui
sont reprochés ne tiennent pad debout puisque fabriqués par Pierre Espérance
et Samuel Madistin, deux farouches opposants-GNBistes à Aristide-Neptune. En
effet, ce cadavre sera lourd, très lourd sur les bras de ces gens dont la
vision politique est plus courte que leur nez. Car “il est des haines qui sont
si serviles et rampantes qu’on doit s’abaisser pour les combattre”, s’il faut
citer JEAN-PAUL SARTE. Entre autre, il est à noter que ces gens oublient, par
agnosie, une chose et elle est ce qui suit: “En politique on ne venge pas les
maux, mais on les guérit pour citer une autre figure de l’intelligencia
française.
6
Avril 2006
Quelle importance
Jean Dominique ? par Michèle Montas et Jan Dominique
Il
y a maintenant six ans, le 3 avril 2000, le journaliste Jean Léopold Dominique
était assassiné dans la cour de sa station, Radio Haïti.
Cela fait six ans que nous continuons en vain d'exiger justice pour ce
militant de la parole libre. Aujourd'hui, ses assassins, ceux de Jean Claude
Louissaint et ceux de Maxime Seide, assassiné deux ans plus tard pour faire
taire nos revendications de justice, circulent librement.
Une fois écartée la voix combien gênante de Radio Haïti, le dossier judiciaire
des assassinats du 3 avril est bloqué depuis trois ans, dans une conspiration
du silence, et de l'impunité.
L'instruction, reprise par quatre juges différents, a duré 2 ans et 10 mois.
Elle a été houleuse et sanglante. Des suspects sont morts en prison dans des
circonstances non élucidées. Des témoins ont été sommairement exécutés. Un
juge d'instruction, menacé, a dû s'exiler. Presque toutes les institutions de
l'Etat ont fait obstacle à cette enquête: mandats d'arrêt non exécutés par la
police, opposition du Sénat à la levée de l'immunité parlementaire d'un
sénateur, menaces publiques contre un juge d'instruction par des policiers,
refus temporaire en 2002 du chef de l'état de renouveler le mandat du juge
d'instruction en charge du dossier.
Après une intervention à peine déguisée du Ministre de la justice d'alors,
l'enquête judiciaire s'est théoriquement conclue le 21 mars 2003, exactement
un mois après que Radio Haïti ait été forcée d'éteindre ses émetteurs suite à
une tentative d'assassinat, à un meurtre et à de nombreuses menaces sur ses
journalistes. Bien que l'instruction, de mai 2000 à janvier 2002 a été marquée
par l'audition de dizaines de témoins et une vingtaine d' inculpations, le
juge d'instruction Bernard St Vil publiait, avec son ordonnance de renvoi, la
liste de six personnes inculpées pour la mort du journaliste. Aucun
commanditaire n'était désigné.
Le
3 avril 2003, la famille du journaliste fait appel des conclusions de
l'enquête. Le 4 août 2003, la cour d'appel de Port-au-Prince demande le
lancement d'une nouvelle instruction et la libération de trois des six
inculpés. Les trois autres présentent un recours devant la Cour de cassation,
suspendant de fait la poursuite du dossier. Entre temps, ces accusés qui
s'étaient adressé à la Cour, Jeudy Jean Daniel, Dimsey Milien et Markenton
Philippe, se sont évadés de prison.
Le
14 mars 2004, la police exécutaient deux des mandats émis d'ailleurs par le
juge St Vil, en arrêtant un ancien maire adjoint de Port au -Prince,mHarold
Sévère inculpé le 28 janvier 2003, et Roustide Pétion, alias mDouze, pour leur
implication présumée dans les assassinats du 3 avril.
La
Cour de Cassation rejette le 29 juin 2004, le « pourvoi des sieurs Dymsley
Millien dit Tilou, Jean Daniel Jeudi dit Guimy et Markington Phillipe contre
l'arrêt ordonnance de la Cour d'Appel de Port-au-Prince ».
La
Cour de cassation confirme ainsi le verdict de la Cour d'appel qu'un nouveau
juge d'instruction soit désigné pour trouver les commanditaires du crime.le 3
avril 2005, soit cinq ans jour pour jour après les assassinats du 3 avril, le
cas est remis à un nouveau juge d'instruction. Aujourd'hui, un an plus tard,
l'instruction est encore en suspens et selon le RNDDH qui suit de près le cas
depuis six ans : « Le dossier de Jean Léopold Dominique et deJean Claude
Louissaint a été confié au juge Jean Pérez Paul, Président de l'Association
Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH).
Ce
Magistrat, connu pour sa fameuse ordonnance du 30 décembre 2005 en faveur de
présumés kidnappeurs . a décidé de retourner ce dossier au décanat pour
protester contre le fait que le Ministère n'a pas mis suffisamment de moyens à
sa disposition pour faire son travail. Mais le juge n'a pas démissionné, il
continue à travailler sur d'autres dossiers. Depuis quand un magistrat est-il
habilité à sélectionner les dossiers sur lesquels il veut travailler ? . Et
personne ne dit mot.» conclut le Réseau.
Six ans après les assassinat du 3 avril, quelle importance Jean Dominique?
Anesthésiés par la succession de victimes, dans un climat d'impunité tenace et
de banalisation du crime, certains nous demanderont pourquoi s'obstiner alors
que tant de forces semblent vouloir diriger ce cas embarrassant, parce que le
plus médiatisé de notre histoire récente, vers les oubliettes de "l'enquête se
poursuit". L'heure n'est elle pas à la réconciliation, au partenariat
économique ? Quelle importance la justice ? Après tout, ne tenons nous pas,
depuis plusieurs années, les états généraux de la corruption, de la violence
et de l'impunité dans une société qui a fait de l'oubli, un instrument de
survie.
En
dépit d'une agitation politique périodique sur des dossiers de corruption,
après Duvalier, après le coup d'état ou après Aristide, la nation finalement
ne demande jamais de compte. Les kidnappeurs sont libérés aussi rapidement
qu'ils sont arrêtés. Les assassins aussi. Lorsqu'un dossier judiciaire comme
celui de Raboteau, étayés par une recherche de preuves sans précédent dans les
annales de notre justice, est renversé pour vice de forme, sans protestations
de notre société dite civile, on peut compter, sur les doigts d'une main, les
punitions légales qui ne sont pas effacées par l 'éternelle justice des
vainqueurs.
Cette impunité colle à notre quotidien, à la diffamation qui a libre cours sur
nos medias, ou aux immondices jetés sur la chaussée. Un ami me relate le cas
d'une marchande à qui un automobiliste demande de bouger son étalage installé
en pleine Rue du Centre et qui se voit répondre « pouki m'ta fè sa, pa gen
leta ». Aucun contrevenant à la loi n'étant puni, qu'il s'agisse d'
infractions mineures ou de meurtre, l'impunité tenace nous mène à cette
anarchie au quotidien, mais nous fermons les yeux, complices ou coupables.
Quelle importance Jean Dominique?Une fois pris le choix délibéré de l'impunité
dans les dossiers des assassinats des quatre Jean, Jean Marie Vincent, Jean
Pierre Louis, Jean Lamy et Jean Dominique, ne devions nous pas nous attendre
au meurtre orchestré de Brignol Lindor, ou à l'assassinat commandité du député
Marc André Dirogène ou aux tortures infligées à notre poète journaliste
Jacques Roche ? Pouvions nous nous étonner de cette dangereuse spirale
d'agressions brutales qui a endeuillé et meurtri chacun d'entre nous ? En
écartant l' exigence de justice comme dérangeante, ne sommes nous pas
collectivement coupables de meurtre et de corruption ? Ne sommes nous pas
dangereusement complices par notre silence éhonté ?
Quelle importance Jean Dominique? On nous dira sans doute qu'exiger
aujourd'hui justice pour Jean Dominique ou pour d'autres, n'est pas
politiquement correct, car cela risque de secouer cet équilibre fragile et
factice, sur lequel certains mettent périodiquement l'étiquette de
réconciliation.
Pourquoi aujourd'hui insister pour que justice soit rendue à Jean Dominique ?
La
réponse nous vient de ceux qui sont victimes au quotidien des abus de pouvoir
de petits chefs, de l'exclusion, de la marginalisation et des dénis de
justice, ceux qui en masse ont voté le 7 février pour la fin de l' insécurité,
sachant parfaitement que ce monstre a été nourri à la mamelle de l'impunité et
de l'injustice, ceux qui se sont battus depuis 30 ans contre l'état
prévaricateur et corrupteur, pour mettre fin aux jeux destructeurs de pouvoir
et d'argent, et pour changer la vie. Les autres, qui n'ont ni le courage, ni
la lucidité de comprendre que l'impunité ne peut plus faire les frais de
tergiversations, de jeux de pouvoir et d'argent, d'expédients politiques et
judiciaires, de "kache fey kouvri sa" seront les prochaines victimes, comme le
seront l'état de droit et la démocratie que nous prétendons instaurer.
par
Michèle Montas et Jan Dominique
Posté
par Content wilnet
Sur l`agence Négritude de presse
Le Président élu
d'Haïti en visite bientôt au Conseil de Sécurité
La MINUSTAH a confirmé jeudi la visite prochaine du président élu d'Haïti,
René Garcia Préval, au Conseil de Sécurité des Nations Unies, à New York.
Selon M. Cardona, le porte-parole de la mission, René Préval participera à une
séance de travail ouverte au cours de laquelle, le représentant spécial du
secrétaire général des Nations Unies, Juan Gabriel Valdès, aura à présenter le
rapport des activités de la MINUSTAH pour ces 2 derniers mois.
Par ailleurs, le site du Front de l’Espoir a informé que le Président René
Garcia Préval rencontrera au cours de sa tournée, la communauté haïtienne en
général dans ses variantes communautaires, religieuses, socioprofessionnelles,
politiques et associatives, pour discuter des nouvelles opportunités offertes
au pays pour construire une nouvelle société basée sur la concorde, la
solidarité, l’équité, la prospérité et le progrès continu.
Selon nos informations, l’association des hommes d’affaires haïtiens (NOAH)
organise le 28 mars 2006 au Madison Hôtel, un dîner spécial en l’honneur de M.
René Préval.
Nouvelles 19 mars
2006
Pendant leur rencontre, Mme Rice et M. Morales se sont engagés à coopérer
Nous espérons bien
pouvoir le rapporter", a-t-il ajouté, alors que plusieurs autres responsables
de l'entourage de Mme Rice se montraient plus circonspects.
La veille, M. Morales
avait offert la même guitare à Mme Bachelet qui, elle, l'a gardée.
Pendant leur
rencontre, Mme Rice et M. Morales se sont engagés à coopérer dans le domaine
de la lutte contre la drogue, a indiqué un autre haut responsable américain
ayant assisté à l'entretien.
"Nous voulons avoir
des relations bonnes et amicales avec la Bolivie et aider le peuple bolivien à
prospérer grâce au développement économiques et aux opportunités
commerciales", a déclaré Mme Rice, selon ce responsable.
"Nous devons coopérer
pour lutter contre le trafic de drogue", a-t-elle ajouté.
La secrétaire d'Etat
a également rendu hommage au parcours politique de M. Morales en lui
déclarant: "votre histoire personnelle a inspiré beaucoup de monde", selon le
responsable.
Dans l'avion qui la
conduisait au Chili vendredi, Mme Rice avait souligné l'importance pour les
Etats-unis de cette rencontre avec le président bolivien, ancien chef des
producteurs de coca et partisan de la dépénalisation de cette culture au grand
dam de Washington.
"Le président Morales
a dit qu'il se sentait lui-aussi concerné par les questions de sécurité liées
au trafic de drogue et je pense que cela nous donne une bonne base de
discussion", avait-elle confié aux journalistes.
Mme Rice, qui a aussi
rencontré le président uruguayen Tabare Vasquez en marge des cérémonies, s'est
trouvée dans la même salle que M. Chavez mais elle ne l'a pas croisé, a
indiqué le haut responsable américain.
Elle a en revanche
croisé la ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, mais les
deux femmes n'ont pas tenu de rencontre bilatérale.
Mme Rice devait
encore rencontrer en début de soirée le président élu haïtien René Préval et
le président guatémaltèque Oscar Berger, avant de quitter le Chili pour se
rendre en Indonésie.
D`après (AFP
Pasté
par content Wilnet-
--
On assiste
actuellement en Haïti à une pléiade de nominations de dernière heure qui
rappellent étrangement des manœuvres de la fin du mandat d’Ertha Trouillot, la
veille de la première investiture de Jean-Bertrand Aristide en 1991.
A cette époque,
René Préval, Premier ministre du premier gouvernement mis en place par
Jean-Bertrand Aristide avait connu des difficultés énormes pour ramener un peu
d’ordre dans les institutions touchées.
Depuis janvier
2006, des places que même les obscures raisons politiques, que l’on pouvait
évoquer aux lendemains du coup du 29 février 2004, ne justifient plus, sont
créées dans des administrations d’ailleurs vidées parfois de certains
fonctionnaires pour de motifs de restructurations. De nombreux nouveaux
pseudos diplomates, sans expériences aucune sont « pimepés » à des postes de
responsabilités dans les missions à l’étranger, dans une opération
sauve-qui-peut que les responsables actuels semblent lancer, soit pour caser
des amis ou des protégés et soit dans le pire des cas, pour investir ou miner
les terrains qu’ils ne se résignent pas encore à abandonner à leurs
successeurs.
Il faut craindre
les difficultés auxquelles feront face les futurs dirigeants lorsque la remise
à l’ordre s’avérera nécessaire et le coût financier que le traitement de ces
dossier imposera à l’Etat haïtien et aux contribuables.
Il y a quelques
mois, M. Latortue avec sa verve habituelle avait pompeusement annoncé qu’au
lendemain du 7 février, son gouvernement ne ferait plus qu’exécuter des
affaires courantes. Exécuter les affaires courantes signifient : ne prendre
aucune mesure ou initiative que ne nécessite pas la bonne marche des
institutions. Les nominations de nouveaux fonctionnaires, les promotions, la
création de nouveaux postes auxquels nous assistons tout autant que la
signature des accords ne font pas partie des affaires courantes.
L’illégalité et
l’inconstitutionnalité du fameux accord sur la mise sous tutelle de la PNH,
accord dénoncé par le pouvoir de facto lui-même, est une entreprise caduque.
Il s’agit d’un non-document.
Il sera par contre
beaucoup plus difficile de remettre de l’ordre dans la gabegie administrative
en cours.
Dès lors, ceux qui
sont appelés demain à prendre les commandes du pays devraient être au moins se
sentir alertés par toutes ces entreprises illégales de dernières heures du
gouvernement de facto et rappeler aux concernés que d’aucune manière, le fait
accompli ne saurait engager la responsabilité du futur gouvernement
constitutionnel.
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content Wilnet
Visite de deux jours du Président élu René Préval
en République Dominicaine
Le Président élu
d’Haïti, René Préval, effectue aujourd’hui 2 mars une visite de deux jours en
République Dominicaine.
Il s’agit de son
premier voyage officiel à l’étranger depuis son élection.
La délégation
accompagnant le nouveau chef de l'Etat comprend entre autres MM. Fritz
Longchamp, ancien ministre des Affaires étrangères, Robert Manuel, ancien
secrétaire d'Etat à la Justice, MM. Bernard Elie, Pierre Enold Elvariste, John
Joël Joseph, René Momplaisir, Mmes Claudette Petty et Consuelo Coicou, …
Le secteur Privé est
représenté par M. René Max Auguste, Gladys Coupet, Randolph Rameau, Max Ewald,
Bernard Craan du Centre pour la Libre Entreprise et la Démocratie (CLED) et
Philippe Armand de la Chambre de Commerce Haïtiano-Américaine (HAMCHAM).
Au nom du
gouvernement dominicain, le chef de la diplomatie dominicaine, le chancelier
Carlos Morales Troncoso, a exprimé la satisfaction de son pays de voir René
Préval choisir la république voisine pour sa première visite en terre
étrangère, laquelle marquera le début d’une nouvelle étape des excellentes
relations déjà existantes bâties entre les deux pays.
Pour le journal El
Nacional a déclaré que la visite de René Préval, inaugure une ère de
compréhension et de solidarité entre les deux peuples.
Pour El Nacional,
cette visite du président d'Haïti vise à impulser des relations de plus grande
intensité et de qualité avec la République dominicaine.
Le journal Hoy écrit
pour sa part que la visite de M. Préval marque le début d'une nouvelle étape
dans les relations entre Haïti et la République dominicaine.
Le Journal el Caribe
souhaite pour sa part la bienvenue au président Préval. Dans son éditorial du
1er mars, il fait savoir que la République dominicaine est dans les meilleures
dispositions pour accueillir le nouvel élu d'Haïti.
La presse dominicaine
a aussi relevé que lors de son premier mandat (19996/2001), Préval avait déjà
affiché, les preuves de son respect, de sa compréhension et de sa volonté à
contribuer à l'entretien de relations fluides entre Port-au-Prince et
Santo-Domingo.
René Préval rencontra
avec le président dominicain Léonel Fernandez des thèmes importants comme la
migration, la sécurité frontalière, le commerce, la santé et l'environnement,
font partie de l’agenda des discussions entre les deux chefs d’Etat.
Des rencontres sont
également prévues avec le secteur privé, avec les étudiants haïtiens en
République Dominicaine,
etc...
Agence Négritude de presse Nouvelles
du jour 06 Mars 2006
Une
visite positive
La
visite en République dominicaine voisine d’environ 30 heures du président élu
René Préval et de sa délégation de 14 personnes est considéré comme un
succès.Tous les secteurs de la société dominicaine ont été mobilisés pour la
réussite de cette rencontre qui est estimée de bon augure pour l’évolution des
relations entre les deux pays,. Des mesures drastiques de sécurité ont été
adoptées en la circonstance par les autorités dominicaines.
Avec
Fernandez
René Préval a rencontré son homologue dominicain Léonel Fernandez au palais
national jeudi soir à 19 heures.
Après des souhaits d’usage, les deux hommes se sont entretenus de sujets
d'importance comme la migration, la sécurité frontalière, le commerce, la
santé et l'environnement.
Selon des promesses faites, la République dominicaine serait en mesure d’aider
Haïti à tirer des avantages dans le cadre du traité de libre-échange
USA/République Dominicaine/Amérique centrale
Notamment en matière de création de zones franches et de développement
d'activités touristiques, génératrices d’emplois.
Avec
Mejia
René Préval a rencontré également l’ancien président Hipòlito Mejìa au siège
de la fondation José Francisco Peña Gòmez. Mejia a donné au président Préval,
l’assurance qu’il bénéficiera de la compréhension et de la collaboration du
PRD.
Aux étudiants haïtiens qu’il a rencontrés, le président René Préval a souhaité
du succès et a promis de les aider à réaliser leurs études.
George Bush avec
René Préval
Dana Perino, porte-parole de la Maison Blanche a informé qu’hier jeudi, le
président américain George W. Bush a eu un entretien avec M. René Préval,
"pour le féliciter et lui dire qu'il continuait à souhaiter le succès
démocratique et économique d'Haïti" et l’assurer de la volonté des Etats-Unis
de travailler avec lui.. La note de la Maison Blanche qui a donné
l’information a aussi indiqué que les deux hommes "ont brièvement discuté de
la coopération pour le développement économique d'Haïti et du combat contre le
commerce illégal de la drogue".
www.radionegritude.com,
Nouvelles du jour de
l` Agence Négritude de presse
Aristide affirme qu'il sera de retour en Haïti "dès que possible"
L'ancien p
résident
haïtien Jean Bertrand Aristide, en exil depuis presque deux ans,
essentiellement en Afrique du Sud, a affirmé mardi 21 février qu'il rentrerait
dans son pays "dès que possible", tout en précisant qu'aucune date précise
n'avait encore été fixée.
"Je suis persuadé que je serai de retour dès que possible et je continuerai à
m'investir dans l'éducation (...) je n'ai pas de date précise", a déclaré le
président déchu dans un entretien à la radio publique sud-africaine SABC.
Contraint de quitter Haïti le 29 février 2004 sous la pression des Etats-Unis,
de la France et du .
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Dossier Yvon Neptune
La confusion règne
les agences de presse ont "confirmé" que le
Premier ministre Yvon Neptune, qui observait une nouvelle grève de la faim et
dont l'état de santé était considérablement dégradé, a été évacué ce
samedi en début de soirée en hélicoptère, à destination de Santo Domingo.
Samedi 30 avril 2005
Mais dès dimache matin 1er mai, cette nouvelle a été démentie
par certains tandis que la presse internationale continue à faire circuler la
nouvelle.
Dimanche soir, selon des rumeurs persistantes M. Neptune
serait décédé.
Ce lundi 2 mai, la confusion persiste toujours et on est
dans l'attente d'un communiqué des autorités de facto pour une
clarification.
Haïti Info publie ci-dessous les principales dépêches
publiées dimanche 1er mai et ce matin du lundi 2 mai 2005
Neptune aurait
refusé de partir à la dernière minute
Haïti :
Confusion sur la situation de l’ancien premier ministre Neptune, emprisonné
à Port-au-Prince
Posté le dimanche
1er mai 2005
P-au-P., 1 mai. 05 [AlterPresse] --- Une
certaine confusion régnait en début de soirée de ce 1er mai sur le cas de
l’ancien premier ministre Yvon Neptune, emprisonné à Port-au-Prince en
rapport avec une tuerie effectuée sous son gouvernement à Saint-Marc (Nord)
en février 2004, peu avant la chute de l’ancien régime.
Selon des sources concordantes, un
transfert de Neptune à l’étranger était fortement envisagé par le
gouvernement, suite à une brusque aggravation de son état de santé, à
cause d’une grève de la faim observée depuis quelques jours.
Tout paraissait calme en début de soirée
dans le quartier résidentiel de Pacot (sud de la capitale) où Neptune est
gardée dans une maison appelée « annexe du pénitencier national ».
Les journalistes n’ont pas pu vérifier si Neptune se trouvait toujours à
l’intérieur de cette résidence.
Plus tôt, des mouvements avaient été
observés dans le quartier, avec une présence remarquée de véhicules de la
police et de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH).
Un communiqué du gouvernement en date
du 1er mai a fait savoir que la santé de Neptune continuait de se détériorer
alors que ce dernier refusait de se nourrir, au point de compromettre sa vie,
a souligné le gouvernement.